Escale aux Baléares (baie de Pollença)

Débarquer, retrouver le plaisir de fouler le sol.
Après 50h de navigation depuis la Sardaigne, c’est un vrai plaisir de débarquer à Puerto de Pollença, là où Julien a passé plusieurs étés à naviguer quand il était adolescent.
A vrai dire, on n’a demandé l’avis de personne, on s’est fait « discrets » : pas d’arrivée à la marina, pas de contact avec la capitainerie ni avec la Guardia Civil. Et tout s’est bien passé…
La promenade en bord de mer court en arc de cercle le long de la baie, entre le sable fin de la plage et les maisons du bord de mer dont certaines gardent encore tout le charme d’un art de vivre halieutique, tranquille et ancestral. Le tout est bien gardé par une sorte d’hacienda fortifiée à vocation militaire, qui héberge aujourd’hui la base des Canadairs mallorcains.

Le village n’est pas bien large, 2 ou 3 rues en profondeur, puis c’est la nature aride et vallonée. Sur le rond point central entre le port et les plages, on trouve le café 1919, rendez-vous déjà adopté par Willem et Philippe car répertorié comme le meilleur glacier de Pollença ! Tradition oblige et ça tombe bien ! C’est encore en cette avant-saison le seul ouvert !
Le jeune moussaillon est aux anges, resto « boulettes de viandes et frites » puis glace. Phil, bien secoué par cette traversée, n’est pas le seul à apprécier les délices de la terre ferme : c’est beaucoup de souvenirs pour Julien !!
Comme souvent depuis que le soleil nous accompagne, l’apéro se tient sur le pont, une fois le vent tombé, consacrant chaque jour un peu plus la bienveillance de vivre de ce vaillant équipage.

Mardi, c’est balade à la Cala Boquer, crash pads sur le dos pour une journée randonnée au milieu des chèvres dans un décor de bosquets arides et de palmiers bas, jusqu’à une petite crique sauvage où la roche brute fracassée par le temps, en couches superposées et bien rangées, continue de tomber dans la mer.
Fraîche trempette pour certains et franche baignade pour Aurélie qui joue les sirènes au milieu des méduses. Les odeurs musquées des algues en décomposition et l’envie de grimper les gros blocs croisés à l’aller (ainsi que les 6 classes de l’école de Pollença que nous avons dépassées sur le chemin) nous font prendre le chemin du retour. Après le pic-nic, l’envie se lit dans les yeux de Fabio et Willem. Chacun s’essaie, un peu, beaucoup, avec brio ; l’élégance des deux garçons nous fait penser que certains sont faits pour ne pas toucher terre…

Retour au Zéro, non sans incrémenter le compteur de glaces (que Jacques et Titanne, les parents d’Aurélie, ont judicieusement approvisionné). Puis nous nous déplaçons quelque peu pour un mouillage dans une jolie crique au pied de la résidence royale de Formentor. Le mouillage est là encore idyllique, les températures clémentes, la mer calme…

Mercredi, après une bonne partie de « paddle nautique » pour Willem, nous tentons une séance de psychobloc : des blocs avec départ dans l’eau, et pas d’autre matelas que la mer elle-même. La combinaison s’impose car les températures aquatiques sont de saison : peut-être 12 ou 14 degrés ? C’est rapidement épuisant…et il faut bien un repas consistant au bateau pour reconstituer les réserves de la troupe.

L’après-midi, nous reprenons nos tenues d’explorateurs en herbe, et visons les sommets alentours. Randonnée « sauvage » pour Mitroglou, Willem, Fabio, Phil et Julien, et course à pieds sur les chemins pour Aurélie. A près 4 heures d’efforts, chacun revient à bord pour un apéro bien mérité, et un fondant au chocolat préparé par les garçons (surtout Willem).

Les conditions météo évoluant encore, nous décidons de larguer les amarres dès ce mercredi soir pour mettre le cap vers la frontière franco-espagnole, et plus précisément Cadaquès où nous pensons larguer Phil dans 36 heures (vendredi matin) pour son retour en France. Et comme nous avons écouté les annonces présidentielles juste avant de partir, nous nous donnons le temps de la traversée pour voir comment cela impacte nos plans… On n’est pas à une remise en question près !!

Un départ de nuit, c’est impresionnant. Malgré toutes les activités de la journée, Willem est encore tout excité ! A 21h30, les voiles sont hissées, les quarts commencent pour une dernière longue traversée…

2 commentaires sur « Escale aux Baléares (baie de Pollença) »

  1. Reste à savoir maintenant si les glaces sont meilleures en 🇪🇸 ou en 🇮🇹 ?? Car cela peut conditionner vos vacances futures 🤨🤣🤣 !!
    Bon retour en 🇫🇷 de toutes les confinades !! Bises à tous 🛎🐣🐇🥚💨⛵️🐘💫😍😍😍❤️

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